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News 2017


Nouveaux déploiements en vue pour les F-16

Le conseil des ministres a récemment donné son accord pour la participation de F-16 belges à la mission Enhanced Air Policing Mission (EAPM) en Estonie pour une durée de quatre mois, entre septembre et décembre 2017.
Quatre avions et environ 50 militaires seront déployés sur la base d’Amari en Estonie. Leur mission consistera à protéger l’espace aérien des trois états baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie) qui ne disposent pas de chasseurs; cette mission est réalisée en alternance par les pays de l’OTAN.

Le conseil des ministres a aussi décidé que la mission des F-16 belges en Jordanie, qui devait prendre fin le 1er juillet, serait prolongée. En principe, la Force Aérienne Royale Néerlandaise devait prendre le relais mais pour des raisons opérationnelles et techniques, cela ne peut se faire. La coalition internationale qui lutte contre DAESH a demandé à la Belgique de maintenir son détachement sur place pour une nouvelle période de six mois.


Michel Pourbaix - Juin

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Problème pour les C-130 belges.

Depuis le début du mois de juin, les onze C-130 de la Composante Air sont cloués au sol.
En cause, une huile de mauvaise qualité dans les circuits hydrauliques des commandes de vol  ayant entraînés quelques incidents en vol, heureusement sans conséquences graves.
Si tel est réellement le problème, il faudra vidanger et nettoyer les circuits avant de remettre les avions en vol. Pour les C-130 à Melsbroek, c’est faisable ; c'est plus problématique pour les appareils à Bordeaux, Saragosse ou encore celui au Congo.


Michel Pourbaix - Juin

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Défilé aérien à l'occasion de l'inauguration du nouveaux bâtiment de l'OTAN.

 Le 25 mai a eu lieu l'inauguration du nouveau siège de l'OTAN à Bruxelles.
Situé en façe de l'ancien, ce bâtiment moderne pourra accueillir toutes les délégations dans un environnement convivial et très clair de par les nombreuses baies vitrées.
Une grande cérémonie s'est tenue en fin de journée. Elle rassemblait, outre le Président américain, de nombreux chefs d'Etats de pays membres de l'OTAN.
Une parade aérienne l'a clôturée de fort belle manière. Des avions allemands, américains, belges, britanniques, français, italiens, néerlandais et tchèques, 26 appareils au total, ont survolé la région bruxelloise.

               
   


Michel Pourbaix - Mai

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Un AWACS tigre.

 A Geilenkirchen, où sont basés les AWACS de l'OTAN, un des avions a reçu une décoration tigre à l'occasion de sa participation au prochain Tiger Meet, qui aura lieu en juin sur la base aéronavale de Landivisiau en France.
Décoration bien discrète car soumise à des contraintes opérationelles.

   


Benoît Denet - Mai

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Boeing renonce à concourir dans le futur marché du successeur du F-16.

 C'est avec un certain étonnement que l'on a appris ce 19 avril que le géant américain de l'aéronautique se retirait de la course au marché du successeur de nos F-16. Il semble qu'après avoir reçu le document complet cadrant la demande belge, Boeing ne pensait pas être en mesure de remporter ce marché.
Voici le communiqué de presse que nous avons reçu du constructeur :
"Boeing a informé le gouvernement belge qu'il ne participerait pas aujourd'hui (19 avril) à sa conférence des soumissionnaires, ni ne répondrait à la demande de propositions pour un nouvel avion de chasse. Nous regrettons que, après avoir examiné la demande, nous ne voyions pas l'opportunité de concourir avec des règles de jeu vraiment égales avec notre Super Hornet F / A-18, pourtant extrêmement capable et rentable. Cette décision permet à Boeing de concentrer ses efforts et ses ressources sur le support de nos clients mondiaux, de sécuriser de nouveaux ordres et d'investir dans la technologie et les systèmes nécessaires pour faire face aux menaces d'aujourd'hui et de demain. Lorsqu'il y a une compétition complète et ouverte, nous attendons avec impatience d'apporter la totalité et l'ampleur de The Boeing Company à notre offre."
Il semble évident que divers points du document d'appel d'offre (Request for Governmental Proposal – RfGP) ont bloqué chez Boeing, qui après avoir pris connaissance de la demande, a suggéré que la compétition n'était pas "pleine et ouverte". Ce qui reste un peu étrange car lorsque l'on observe les diverses demandes et scénarios du document, il n'est pas clair que le F-35 ou un autre candidat ait pu être favorisé.
D'autres ont évoqué que Boeing aurait tout particulièrement accroché sur un point du RfGP qui mentionne : une demande de synergies résultant de collaboration et /ou commun avec leurs propres services et d'autres pays utilisateurs de l'Union Européenne / de l'OTAN. Celui-ci semble peu vraisemblable sachant qu'entre autres, le Canada vient de commander 18 Super Hornet après avoir annulé l'achat de F-35. (Le prétendant de Lockheed Martin n'est toutefois pas complètement écarté pour le remplacement des anciens F/A-18 canadiens). Maintenant il est évident que la Belgique aurait été seule sur le continent européen, si elle avait fait le choix du géant industriel américain.
Pour en revenir au F/A-18 Super Hornet, il reste extrêmement moderne et promis à une longue carrière. Il a souvent été dit tout et son contraire sur cet avion. On parle bien d'un nouveau F/A-18 E/F et non de l'appareil de la même génération que nos F-16 et qui équipe entre autres l'Espagne, le Canada, la Suisse ou encore la Finlande. Le Super Hornet a fait son premier vol en 1995 avec une entrée en service au sein de l'US Navy en 1999. Il a souvent été reproché son âge à cette machine. Etonnant si l'on compare le vol inaugural du Rafale A en 1986 et une entrée en service au sein de la Marine française en 2000. Ou bien encore le Saab Gripen qui vola pour la première fois en 1988 et rentra en service dans la Force Aérienne suédoise en 1996. Il est aussi évident que chaque constructeur a proposé la dernière évolution de son  appareil de combat.
Le "Super" F/A-18 est aussi une machine qui a fait ses preuves tant en Afghanistan qu'au Moyen Orient dans toutes ses versions. La version "G" (Growler) du Super Hornet est à la pointe dans les opérations de détection et de destruction des menaces sol-air (SAM). En permanence nécessaire dans les opérations des coalitions alliées ou de l'OTAN, cette mission est constamment délaissée par les nations européennes. Ce travail de suppression et de destruction des défenses ennemies n'empêche pas le Growler de pouvoir remplir des tâches classiques d'un F-16 comme le Close Air Support (CAS) ou la défense aérienne. Il y avait certainement là une opportunité pour la Belgique de se spécialiser dans ce travail de grande précision et d'être à la pointe pour les scénarios possibles des futurs conflits. Le Canada y pense pour ses futurs Super Hornet. La Force aérienne belge avait d'ailleurs pensé à cette capacité après le conflit bosniaque …
On le constate : le sujet du remplacement des F-16 reste complexe et fera encore couler beaucoup d'encre jusque sa concrétisation et même après.

           


Benoît Denet - Mai

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